mardi 9 juillet 2013

Tour de France ou Grande Boucle ?

Le Parisien Magazine - 28 juin 2013

Ni l'un ni l'autre cette année ! Il est sacrément tarabiscoté le 100ème tour ! Mais cela n'empêchera pas la fête et la foule aux bords des routes. Ni le dopage sans doute...

 La caravane est passée à La Ferté Gaucher en 2010
 
 
La foule en liesse attend son héros à Epernay en 2012

Thomas tel qu'on l'aime (Epernay - 2012)
 Je pense que nous avons tous un ou plusieurs souvenirs qui se rattachent à ce patrimoine. (Un sujet d'actualité pour  un atelier mémoire en maison de retraite)

L'image la plus ancienne qui me vient à l'esprit est un échantillon de Chocolat Poulain en poudre,
attrapé dans ma petite enfance au passage de la caravane à Port d'Agrès, village aveyronnais en vallée du Lot,
 http://crapahut.skyrock.com
 surplombé par le château de Gironde

Mais j'avais un doute : était-ce un souvenir bien réel, ou une image mentale que je m'étais inventée ? Je me suis donc plongée dans les archives.

1ère étape : chercher sur Internet les tracés du tour de France entre 1964 et 1970. L'étape Albi-Aurillac en 1968 pourrait bien être la bonne.

2ème étape : j'ai consulté le Miroir du Cyclisme n°103 de juillet-août 1968, où je lis "Dans la fameuse côte de Vieillevie à Montsalvy, Poulidor avait constamment emmené le peloton. Seul il avait repris 35 secondes aux échappés pourtant déchainés" (Poulidor a été victime d'une chute la veille, percuté par un motard qui a fait une embardée. "C'est brutal, imprévu. Poulidor se relève, le visage et le coude en sang. sa roue arrière est voilée, son pédalier faussé. Ça ne fait rien, rageusement il repart. Il a perdu une trentaine de secondes. Devant on ne s'amuse pas. Ça roule à bloc. [   ] Poulidor, admirable de courage, de hargne, de volonté, ne quitte pas la tête de son groupe. Le sang qui dégouline de son visage lui obstrue les narines, il ne peut plus respirer. C'est un spectacle hallucinant. 
 Devant on ne fait ni sentiment, ni cadeau. Finalement Poulidor limitera les dégâts, mais à quel prix.") Il poursuivra pour atteindre Aurillac, mais il  ne reprendra pas la route le lendemain.

Conclusion : si les coureurs ont grimpé la côte de
 
 
à
ils ont bien dû passer par Port d'Agrès. Mais mon archiviste bien-aimé refroidit mon enthousiasme. Car ils pourraient venir d'Entraygues, comme en 1959.

La fameuse année où Charly Gaul a perdu le tour dans la côte de Monsalvy ! Car cela démarre sec, il faut avoir le bon braquet

 Cela paraît bucolique, mais il y a quelques passages à 16 % (oui, ça existe !)
Heureusement une fontaine rafraîchissante arrive à point nommé

La fontaine de Junhac où s'est désaltéré Charly Gaul
Mais bon, je ne sais toujours pas si j'ai inventé ce souvenir !

3ème étape : mon archiviste bien-aimé farfouille dans ses Miroir Sprint (à ne pas confondre avec Miroir du cyclisme). Il trouve la preuve irréfutable dans le n° 1149B du 12 juillet 1968
YOUPI, je n'avais donc pas rêvé!

Deuxième souvenir :
siège pliant ancien
Le siège pliant pour pique-niquer, quand nous partions en famille pour la journée pour aller voir passer le Tour. A la louche, c'était entre 1965 et 1975. Sans doute cherchions-nous, comme ce monsieur, une place à l'ombre. Bien sûr, la glacière était de la partie !
Sur le passage de la caravane - La Ferté Gaucher - 2010
 Plus tard, il y a eu le tour de1989 et le fameux final (écouté en vancances sur un petit poste de radio) sur les Champs Élysées où Fignon perd le tour, distancé de 8 secondes par Greg Lemond.

Autres souvenirs : En 1990, Guillaume, encore bébé, a suivi les péripéties du tour blotti dans les bras de son père. En 1998, l'affaire Festina fait grand bruit. Je ne prends plus de plaisir à suivre le journal du Tour en fin de journée. J'éteins mon poste de télévision.

Le tour de 2013 restera dans ma mémoire, car il emprunte des routes que j'ai fréquenté l'été dernier.
L'Alpe d'Huez est une classique. Cette année, elle sera grimpée deux fois le 18 juillet. Avec un prolongement vers le col de Sarenne, qui n'avait encore jamais été inscrit dans le tracé du tour.
Adieu la tranquillité
Une pétition a recueilli 11000 signatures mais cela n'a pas fait reculer les organisateurs du tour. Un beau ruban de bitume tout neuf attend les coureurs (les automobiles seront bloquées à la station de l'Alpe d'Huez), cela annonce-t-il le bétonnage futur de cette belle région ?
J'espère surtout que les bergers ont monnayé très cher l'interdiction qui a dû leur être faite de "patûrer" cette année. (Oui, je sais, je rêve ...)
Cela aurait pourtant apporté un sacré piquant à la course !

Pour finir, une petite note égoïste :
 

Il ne devrait pas avoir celui-là : c'est un cul de sac. Qui se mérite,

mais la beauté du paysage récompense largement l'effort !

vendredi 5 juillet 2013

Détournement de sigles

Les résultats sont tombés, les candidats respirent. Un certain nombre de copies vont rejoindre ... les oubliettes, la poubelle ...
Au diable vauvert les sigles et acronymes appris par cœur, dont le travail social  regorge. Laissez poser tout cela, ne gardez que ceux qui vous sont utiles.
Mais rien de tel pour stimuler son imagination que de leur donner une nouvelle signification, farfelue si possible. Ainsi le SESSAD devient une Salade Egouttée Sans Saveur Assaisonnée Durablement. Le CAMSP pourrait être une Cycliste Atteint la Montagne Sans Pleurer.

Petit tour d'horizon des Travailleurs Sociaux (TS) : CESF (Conseiller en Economie Sociale et Familiale), AS (Assistant Social), EJE (Educateur de Jeunes Enfants), ME (Moniteur Educateur), TISF(Technicienne de l'Intervention Socialet et Familiale), AVS (Auxiliaire de Vie Sociale) et AMP (Aide Médico-Psychologique), que j'ai pris un malin plaisir à détourner :

Vous avez compris que je pratique les Activités Manuelles Partagées, je peux aussi vous apporter des Conseils Eclairés Solidaires Formidables. A moins que je ne vous parle de Cols Enneigés Sous la Fournaise. Est-ce que je peux me définir comme une Elégante Jeune Etourdie (cherchez l'erreur) ? Ce qui est certain, c'est que j'apprécie le Travail Soigné, et que je n'ai pas de Mains Enflées. Allez, je tente, sans réfléchir : Tendre Idée Soucieuse Follement ou Tortue Inhibée Sans Fil. Me vient à l'esprit : Coudre Echeveau Sur Fichu. Je pense que mes vacances estivales seront consacrées à une Aventure Vélocypédique Sportive.

Connaissez-vous SQNT ? Non, vous ne pouvez pas connaître, je viens de l'inventer : Sans Queue Ni Tête, comme ce que je viens d'écrire plus haut !

Enfin, j'ai une tendresse particulière pour CANTOU.
En langue d'Oc, CANTOU signifie "coin du feu". Un mot qui renvoie à chaleur. Dans les maisons paysannes du Massif Central, cela a été longtemps un lieu central pour cuisiner, se réunir (veillée au coin du feu). Et bien sûr, c’était le seul chauffage. En fait, on s'installait dans la cheminée, au plus près du feu.


On distingue sur cette photo 2 ouvertures. L'une accueille le tisonnier et le soufflet, dont on voit apparaître les manches. Je ne me souviens pas de l'usage réservée à la deuxième. Selon Wikipédia, cette niche servait à conserver les cendres, qui étaient ensuite utilisées comme détergent pour la lessive, fertilisant pour le jardin, oxydant pour le cuivre. (Aujourd'hui, on réinvente tout cela : cela s'appelle développement durable. En fait, on n'invente rien, on retrouve seulement des gestes ancestraux.)
On ne la distingue pas vraiment, mais il me semble qu'il y a une crémaillère. A droite, il y a un banc-coffre à deux places en bois. Il nous servait à ranger les journaux pour allumer le feu. Il a dû servir dans un autre temps à conserver le sel au sec.
Cette mini-vitrine reproduit l’environnement de la cheminée tel que je l'ai connu. Sur le trépied, quelques châtaignes sont en train de griller !

Je suis admirative des créateurs de ce sigle : quel remue-méninges pour trouver les mots qui permettent d'écrire cet acronyme, en lui gardant sa signification.
Les Centres d'Activités Naturelles Tirées d'Occupations Utiles ont vu le jour pour la première fois en France en 1977. Ils accueillent des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de démences apparentées. Ce sigle n'a pas été choisi au hasard : le CANTOU est une petite structure qui se veut chaleureuse, qui accueille une dizaine de personnes, dans un lieu et avec des activités qui se rapprochent de la maison : une pièce commune pour manger, se reposer, partager et des chambres individuelles, les résidents confectionnent les repas avec l'aide de la maîtresse de maison, qui supervise l'organisation. Cette structure peut être indépendante ou rattachée à une maison de retraite.
Les derniers plan "Alzheimer" financent des PASA (Pôle d'Activités et de Soins Adaptés) dans les maisons de retraite : c'est nettement moins poétique !

lundi 17 juin 2013

Mariage fleuri

A la lecture du message du 20 mai 2013, Sylvie s'est souvenu d'une couronne d'hortensias fabriquée en 1983, et réutilisée en 1996
(Désolé pour la qualité de la  photo, mais cette couronne apparaissait en petit détail sur une photo papier que j'ai scannée, d'où le résultat qui n'est pas fameux...). Les fleurs blanches sont en papier de soie, agrémentées d’œillets roses et de gypsophile.

 A mon tour de me souvenir. 

 J'ai connu cette tradition à Cavanié, commune de Saint Cirgues (46). 
Petit rappel : il fût un temps - pas si lointain - où la mariage était une norme sociale. Sans lui, point de salut. C'était un passage obligé. La jeune fille  quittait l'autorité patriarcale pour se soumettre à l'autorité de son époux. La coutume voulait donc que les invités à la noce se retrouvent chez les parents de la future mariée. Le lieu était préalablement décoré par le voisinage, le plus souvent le jeudi. De bon matin, les hommes du village partaient couper des genévriers  
http://www.fond-ecran-image.com
qui allaient ensuite être fixés à des endroits stratégiques : à l'entrée du hameau, au croisement de la route principale et de la route secondaire qui y mène, tout au long de la route (plus ou moins espacés selon le nombre d'arbustes récoltés) jusqu'à l'entrée de la ferme (c'est une tradition rurale et paysanne).
L'après-midi, les enfants et les femmes se chargeaient de fleurir les genévriers avec des roses fabriquées patiemment durant les semaines précédant l'évènement (nous en remplissions des cartons entiers).
On trouvait alors dans toutes les maisons de la presse des feuilles de papier de soie (65 cm  x 50 cm) de trois couleurs différentes : blanc, rose et bleu ciel.
Plier la feuille en 2, puis en 2 et encore en 2, de telle manière à obtenir 8 bandes de 50 cm de long. Couper dans les plis à l'aide d'un couteau. Chaque bande est pliée en 8. Couper les plis sur environ la moitié de leur longueur. Déplier la bande. Pour donner l'arrondi à chaque pétale, vous pouvez utiliser la lame ouverte d'une paire de ciseau (comme pour friser le ruban d'un paquet cadeau). Mais à Cavanié, j'ai appliqué une autre technique : il faut rouler la pointe de chaque pétale sur une aiguille à tricoter, coincer une extrémité sous le pouce et l'index gauches, coincer l'autre extrémité sous le pouce et l'index de la main droite, puis froisser le papier en rapprochant ses doigts. 


Enrouler ensuite la base de la bande sur 2 à 3 doigts, en veillant à ce que les pétales soient disposés en quinconce. Attacher la rose avec du fil de laiton.
Et voilà, la rose est terminée
 Il en fallait, quelques cartons de roses ! Et on se piquait les doigts pour les accrocher sur les genévriers. Mais le résultat était plaisant à l'oeil : 
L'arche accueillait les invités à l'entrée de la propriété, ou parfois à l'entrée du hameau. Cela dépendait peut-être des facilités de montage, mais aussi du savoir-faire des personnes présentes. Celui-ci a été réalisé par et avec les conseils de mon papa Michel, pour le mariage de Fabienne. Je me souviens que l'arche était habillée de lierre, mais je ne sais pas quel en était le support ...La couronne est ici composée de roses. 

Pour fabriquer une couronne d’hortensias, il faut aussi du papier de soie. Tracer des cercles (une dizaine pour une fleur) à l'aide d'une assiette creuse (vous pouvez utiliser un bol ou une assiette plate, vous aurez un hortensia plus petit ou plus grand). Vous pouvez superposer plusieurs feuilles de papier de soie qui n'est pas épais.
Pliez trois ou quatre cercles superposés en 4. Découpez des bandelettes pour former les pétales.
Dépliez et détachez les cercles. Effectuez deux rotations à chaque extrémité des bandelettes.
Placez dix cercles l'un sur l'autre. Enserrez le centre entre vos doigts pour former la fleur, que vous attacherez avec du fil de laiton.

L'hortensia obtenu a un diamètre de 12 - 15 cm.
La base de la couronne peut être réalisée avec du rotin auquel on donne une forme arrondie. Maintenir avec du fil de laiton, recouvrir la couronne de bandes de papier de soie. Les hortensias sont attachés à la couronne avec du fil de laiton. La couronne sera fixée au plafond (il me semble qu'elle était destinée à l'intérieur de la maison) avec du ruban. Je l'ai vu complétée avec une colombe (du coton pour le corps et la tête, du papier pour les ailes et la queue).

Ce travail de décoration était récompensé par un repas offert par les parents de la mariée. 
Il y a aussi une tradition d'un mât orné d'une couronne en son faîte. Mais où était -il planté ? Il me semble chez les parents du marié. Et je crois aussi que la coupe de ce mât n'était pas due au hasard , mais correspondait-elle au premier anniversaire de mariage ou à la naissance du premier enfant ?

Traditionnellement, mai et juin sont les mois des mariages. Montceaux les Provins (77) les fêtent à sa manière

Cette petite cabane, située sur la pelouse qui jouxte la mairie, est habitée en permanence par différents personnages au gré des saisons.

vendredi 7 juin 2013

Pompon de luxe

Magnifiques pompons multicolores croisés à l'exposition "PARIS HAUTE COUTURE".
Ils ornent le bord d'une cape poncho asymétrique qui se porte avec la partie courte dans le dos. On doit cette rencontre improbable d'une robe du soir à géométrie rigoureuse et d'une cape à pompon, très ludique, à Pierre Cardin à la fin des années 60.
Détail d'importance : les pompons sont fabriqués en plume d'autruche.

Cette exposition, qui se tient à l'hôtel de ville de Paris (entrée gratuite) jusqu'au 6 juillet,donne à voir tous les aspects de la haute couture, depuis l'idée transcrite sous forme de dessin, d'esquisse par le styliste jusqu'au vêtement élaboré patiemment et mis en valeur par les mannequins, en passant par la toile de la première d'atelier qui s'attache à reproduire l'idée du créateur et les différents apports des artisans qui apprêtent les matériaux et des petites mains qui assemblent. Ces étapes sont magnifiquement illustrées par la fabrication d'une robe Chanel (collection 2012) entièrement rebrodée de sequins qui se chevauchent très serrés (j'ai cherché en vain le fil de couture, il est bien caché) et rehaussée de pierres. 

Le catalogue de l'exposition retrace un siècle de haute couture à Paris.
Robe du soir Palmyre - 1952 - Christian DIOR
 Je regrette que le catalogue ne présente pas tous les modèles de l'exposition, laquelle fait la part belle aux robes du soir, plus nombreuses que les robes et tailleurs de jour. Et pour cause : les premières sont somptueuses et reflètent bien à quel point la couture est un art, quand le tissu se pare de broderies et de plumes. Mais le tombé impeccable des tailleurs et robes (déclinés en noir et gris dans l'exposition) n'en demande pas moins de savoir-faire.

Robe Oiseau de paradis - JÉRÔME - 1925
 La haute couture des années vingt fait preuve d'exubérance et d'inventivité. Non pas dans la coupe des robes-tuniques qui est très simple, mais dans leur décor très riche, qui fait une place privilégiée aux broderies perlées et aux franges, qui scintillent de mille feux au son du charleston.

J'ai un faible pour les robes et tailleurs des années 50.

Christian DIOR - printemps été 1955


Comme à l'accoutumée, à l'issue de la visite (je commence à en avoir un certain nombre à mon actif,  au musée Galliera (délocalisé pour travaux) ou au musée des Arts Décoratifs), j'ai des envies de broderies, de couleurs, d'extravagance plein la tête.
Ce semis de fleurs (5 perles autour d'une perle centrale) sur des lignes de point droit ne doit pas être très compliqué à exécuter.
Ainsi que ce patchwork coloré. Il faut juste oser le porter ! C'est un modèle Yves saint-Laurent dont je vous laisse deviner l'année de création.

vendredi 31 mai 2013

Le jeu des 1000 histoires

"Le jeu des 1000 histoires", un web documentaire réalisé par Philippe Brault

Un web-doc à regarder et à jouer comme un bandit manchot pour voir les coulisses du Jeu des 1000 euros, le plus vieux jeu radio (sur France Inter tous les jours de la semaine à 12h45) et qui se déroule partout en France.


Le Jeu des 1000 euros animé tous les jours par Nicolas Stoufflet, avec la complicité de Yann Pailleret. Et vous verrez ce que vous ne pouvez pas deviner du jeu en écoutant la radio : les découpages de nappe en papier, la pose de la table et du métallophone qui fait le carillon, les consignes données aux candidats avant l'antenne.

Yann excelle en la matière. Écoutez-le et imaginez que ses sourcils se soulèvent sans cesse pendant qu'il parle. 
Et les cris des spectateurs "BANCO BANCO" sont encouragés par de grands mouvements de bras de Nicolas (l'homme à tout faire) : vu dans le film "La maison ronde" (documentaire sur Radio France sorti début avril). Depuis, quand j'écoute l'émission, je le vois !!!


 On voit bien Stoufflet et Pailleret arpentant la France, avec un scénario très précis dans chaque ville : arrivé-installation-départ. Vous les verrez aussi, portant ce jeu à bout de bras. Et le plus important : ce web doc est un portrait de la France vue par le photographe et réalisateur Philippe Brault.
C'est l'immense France de l'infinie province, une France des boucheries triperies, une France Conforama et églises romanes, des salles des fêtes, des chambres d'hôtes, des petites villes de la débrouille. Philippe Brault est connu, entre autres, pour avoir filmé Prison Valley. Là, il nous montre sa France, qu'il regarde comme cela pour la première fois, avec tendresse.

 Prêt ? Partez ! C'est ICI qu'il faut cliquer.

(J'ai emprunté le texte écrit en bleu à www.franceinter.fr)

samedi 25 mai 2013

Poésie

Un peu de douceur et de poésie dans un monde de brutes : 
ERNEST ET CÉLESTINE


J'ai croisé ces personnages dans le début des années 90, quand j'ai lu ces deux livres avec mes enfants

 J'en gardais un souvenir merveilleux. Aussi je me suis précipitée pour voir le film d'animation qui est sorti aux dernières vacances de Nöel. Et j'ai retrouvé le même émerveillement qu'à la lecture des albums. Ce film a d'ailleurs obtenu le César 2013 du meilleur film d'animation.

Le scénario et les dialogues ont été écrits par Daniel Pennac. "Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi"
 (Alociné).

L'histoire, belle leçon de tolérance inventée par Daniel Pennac, est une adaptation libre des albums écrits et illustrés par Gabrielle Vincent entre 1981 et 2000, qui racontent les aventures d'Ernest et Célestine :
Ernest et Célestine ont perdu Siméon
Ernest et Célestine, musiciens des rues
Ernest et Célestine vont pique-niquer
 Ernest et Célestine au musée
 Ernest et Célestine, La tante d'Amérique
Ernest est malade
 Ernest et Célestine au cirque
Noël chez Ernest et Célestine
La naissance de Célestine
 Ernest et Célestine - La tasse cassée
Ernest et Célestine - La patchwork
Ernest et Célestine - Rataplan plan plan
 Ernest et Célestine - La grande peur
Ernest et Célestine -
 Ernest et Célestine
 Ernest et Célestine

Le graphisme des ces albums (repris dans le film), que j'aime beaucoup, est doux, apaisant. Cela change des couleurs criardes des Walt Disney et compagnie.

Ce film vient de sortir en DVD, je vous le recommande vivement. Vous pouvez faire un tour ICI pour avoir un aperçu du film. Ensuite il ne vous reste plus qu'à trouver dans votre entourage une petite fille ou un petit garçon (ou plusieurs) avec qui partager ce plaisir.

lundi 20 mai 2013

Idées créatives

Pour aiguiser sa créativité, il existe plusieurs méthodes :

- se plonger régulièrement dans les livres et revues accumulés au fil des années, à la recherche d'un modèle qu'on se souvient avoir aperçu, mais "Zut, dans quel livre, en quelle année ...?" Cette méthode permet aussi de se rafraîchir la mémoire ("Oh, j'avais oublié que j'avais cela ...")
Le premier d'une longue collection, édité en 1979 (merci Internet car il n'y a pas l'année d'édition) mais que j'ai dû acheter en 1982. Il est lié à un souvenir bien précis : après 2 années de bachotage intense pour obtenir mon BTS, j'ai beaucoup occupé le premier trimestre de ma troisième année d'études à fabriquer des fleurs en papier !
D'autres ont suivi, au gré de mes envies et besoins professionnels. Celui-ci a tellement été feuilleté (je me le suis procuré dans le début des années 90) que la tranche en a pris un coup de vieux.


Voilà ma dernière acquisition qui me promet de grands plaisirs créatifs :

- s'arrêter dans toutes les librairies que l'on croise sur son chemin et se précipiter au rayon "Loisirs créatifs". Il y en a même dans les Relay.

- naviguer sur Internet à la recherche des vieilleries à dénicher sur Ebay ou Le Bon coin. Ou consulter des valeurs sûres. Je vous conseille : la librairie Eyrolles, les Editions de Saxe, les Editions Carpentierles éditions Fleurus, le site Tête a modeler

- Si vous préférez le papier à l'écran de l'ordinateur ou de la tablette, mais que vous ne souhaitiez pas investir dans les livres, dont l'achat demande un budget conséquent, les bibliothèques dignes de ce nom proposent un rayon dédié au bricolage et autres travaux manuels où vous dénicherez des trouvailles.

dimanche 5 mai 2013

Encore des pompons





Cette graminée - lagurus ovatus - que l'on trouve à l'état sauvage dans les dunes et les terrains sablonneux porte différents petits noms communs : du temps où je la cueillais dans le Morbihan, je l'ai toujours nommée "POMPON". Elle est également appelée : Queue de Lièvre ou Gros Minet. 

Le site www.homejardin.com  nous donne les renseignements suivants :
"La touffe herbacée de la queue de lièvre et ses nombreux épis en font une plante très décorative et bien adaptée pour les jardins sauvages. Elle peut également être semée en bordure d'allée par exemple ou incorporée dans les semences des prairies fleuries. Installée dans un pot elle offre de la légèreté et un air champêtre au balcon. Vraiment sympathique, la queue de lièvre ne demande aucun entretien. Elle se ressème spontanément, mais sans devenir envahissante. Ses abondants épis, bien dressés, sont duveteux et soyeux et de couleur blanche avec parfois des reflets argentés. Une fois fanés ils peuvent rester longtemps en place et sont toujours décoratifs. Les épis de la queue de lièvre sont également particulièrement bien adaptés à a confection de bouquets secs auxquels ils donnent un aspect aérien ; elle fait partie des meilleures fleurs à sécher. Après la cueillette, les nouer et les suspendre la tête en bas pour bien les faire sécher."

 Il existe aussi un champagne nommé "pompon-champy" à Mesnil le Huttier (51)

 .

Avec les quatre significations du mot "pompon", nous sommes prêts pour faire un QCM (questionnaire à choix multiples) ou un jeu de l'intrus. Il suffit d'inventer d'autres propositions. J'attends vos suggestions ...

vendredi 3 mai 2013

Je te donne

Dans le partage, il y a du don. Et du contre-don selon MAUSS, car le don oblige celui qui reçoit, qui ne peut se libérer que par un "contre-don". Mais je ne rentrerai pas ici dans cette acception sociologique et anthropologique, que j'ai due croiser il y a fort longtemps ...

Par contre, en "bidouillant" sur la toile, à la recherche de je ne sais quelle information, j'ai trouvé une illustration du don qui rentre fort à propos dans le champ des AMP. Il s'agit d'une vidéo initiée par la communauté de L'Arche à Marseille.

Cet accompagnement est particulier car il est le fait non pas de professionnels, mais de personnes appelées  "assistant" qui ont fait le choix de partager la vie des personnes en situation de handicap mental. La première communauté est créée par Jean Vanier en 1964. Elle a depuis essaimé dans le monde entier. Pour en savoir plus ..

Visionner cette vidéo m'a permis de prêter une oreille attentive à une chanson d'un chanteur dont je ne suis pas particulièrement fan (apocope ou aphérèse ?). Mais j'en connais au moins une : Marcia, "je te donne" ce petit cadeau.