samedi 8 février 2014

Martine, compagne d'enfance


Et cela fait 60 ans que cela dure. Pour fêter cet anniversaire, le Musée en Herbe de Paris organise une exposition du 15 janvier au 2 mars 2014, l'occasion de revisiter un classique.

 Les 2 premiers albums sont publiés en 1954 dans la collection Farandole des éditions Casterman à Tournai en Belgique.
 
Cette collection est reconnaissable à la banderole au bas de la couverture, mais aussi aux illustrations des faces internes de la couverture
 
et à celle de la 4ème de couverture
La farandole d’enfants (d’où le nom de la collection) sera remplacée à la fin des années soixante par un ours pique-niquant 

puis par un dessin de Martine et de son frère lisant un album de la collection Farandole, dessin placé au-dessus d’une liste des albums édités.
Cette collection prend fin en 1994. Les albums seront désormais réédités hors collection. (Wikipédia)
Si on peut trouver l'intégrale en version originale
 
 d'autres rééditions présentent un dessin de couverture qui n'est pas le dessin d'origine.

 Gilbert Delahaye (qui écrit)  et Marcel Marlier (qui dessine) collaborent de 1954 à 1997. A la mort de Delahaye (1997), c'est le fils de Marcel qui prend le relais. Cette belle aventure prendra fin en 2010, un an avant le décès de Marcel Marlier. Alors que je pensais qu'il n'y avait plus d'album depuis belle lurette !
MARTINE, c'est 60 titres (un par an depuis sa création), 65 millions d'albums vendus en langue française, 35 millions en langue étrangère, une distribution dans 15 pays, où Martine s'appelle : Anita, Tiny, Maja, Zana, Debbie, Aysegul, Marika.
L'exposition au Musée en Herbe est ludique et interactive. Ainsi les enfants peuvent s'y déguiser comme Martine,

Martine fait du théâtre - 1959

Martine se déguise - 1993
 chevaucher le cheval à bascule comme Alain, son petit frère
Martine petite maman - 1967
ou découvrir des objets du quotidien et des jouets qui leurs sont inconnus, car ils datent ... du vingtième siècle
 
J'ai eu une cuisine qui ressemblait fort à celle-ci
 C'est tout l'intérêt des albums Martine qui sont les témoins d'une époque. Petit inventaire :

 En 1957, (titre original : Vive la rentrée) les enfants sont contents de quitter l'école le jeudi à midi : il n'y a pas classe l'après-midi.
alors qu'il y a classe samedi toute la journée. Dans la cour de récréation, les filles jouent à la corde à sauter, les garçons aux billes

Au programme : points de couture et mailles tricotées .... pour les filles bien sûr.
En 1984, la classe est une fourmilière
et dans la cour de récréation les filles font la farandole (où sont passés les garçons ?) : 

Qu'est-ce qu'elle a donc fait
La p'tite hirondelle
Elle nous a volé
Trois p'tits sacs de blé
Nous la rattrap'rons
La p'tite hirondelle
Et nous lui donnerons
Trois p'tits coups d'bâton
Passe passera la dernière la dernière
Passe passe passera la dernière y restera

Et oui, même les petites filles utilisaient les bigoudis sous le casque en 1969 !
Martine fête son anniversaire - 1969
 Ces modèles de landau et transat datent un peu
Martine petite maman - 1967
Les années 60 voient les balbutiements de la société de consommation telle que nous la connaissons aujourd'hui (le premier hyper-marché ouvre en 1963)
Martine fait ses courses - 1964
 En 1954, Martine a une amie prénommée Annie.
 
 Elle est présente à la ferme et elle part en voyage avec Martine. D'ailleurs, c'est elle qui porte la valise tout au long du voyage. Voilà une représentation qui date mais tout à fait d'actualité en 1954!
Martine en voyage - 1954
 
C'est l'album dont je me souviens le plus.Martine et Annie en avaient assez de l'école, apprendre à lire et à compter les ennuyait fort, elles ont décidé de partir en voyage, c'était plus amusant. Mais comme elles ne savaient pas lire, elles ont raté le bateau qui était de l'autre côté du pont et Martine a tâché sa robe en s'asseyant sur le banc tout frais repeint.
Je l'ai cherché en vain à l'exposition où il n'est pas présenté, à ma grande déception, ainsi que Martine à la mer, car c'est ma trilogie personnelle (avec Martine à la ferme).

Les adultes sont peu présents dans les albums de Martine, au contraire de son chien Patapouf, compagnon inséparable. Elle a aussi un chat dont le nom m'échappe (Minet ?).
1966

Martine en avion - 1965

Martine a une leçon de dessin - 1999
De nombreux albums sont un hymne à la nature et aux animaux
Martine embellit son jardin - 1970
 
Martine à la ferme
 Martine suit la mode de son temps : elle change de coupe de cheveu, même ses traits se modifient. Elle a souvent les cheveux longs.
Martine à la montagne - 1959
Martine petite maman - 1967
Martine protège la nature - 2009
Les illustrations au trait de M. Mercier, qui sont précédés de très nombreuses esquisses, reproduisent les détails avec une grande précision.

 
D'ailleurs, dans les nouvelles éditions sur papier glacé, on croirait que ce sont des photos.
Martine au parc - 1966
Dans les albums de Martine, les petites culottes sont souvent visibles
 Martine à la ferme - 1954
Martine en voyage - 1954
Martine à la mer - 3èm album de la série (1955 ?)
 Dans les années 80, il était reproché à la série Martine sa représentation d'un univers bourgeois d'une perfection irréelle. Ainsi d'un feu d'artifice pour clôturer un anniversaire
Martine fête son anniversaire - 1969
Cette image m'a fait rêver en son temps, aujourd'hui mon regard s'est attardé dans ce même album sur celle-ci 
 
Dans les années 50 et 60, la discrimination en fonction des sexes et la théorie des genres étaient des concepts inconnus. Les albums de ces années-là reproduisent fidèlement ce qu'on attendait d'une petite fille, future épouse et mère.
1962
Les rôles masculin/féminin sont bien départagés.Quoi que .....
Martine à la maison - 1962

Merci à Isabelle qui possède toute la collection des "Martine" et m'en a confié certains numéros afin que je complète les photos prises lors de ma visite à l'exposition le 20 janvier, ce qui m'a permis d'écrire un article très documenté.

mercredi 15 janvier 2014

Histoires de cocottes

L'écriture de l'article KIKI LA COCOTTE m'a entraîné dans deux directions :

La fabrication de Kiki la cocotte
qui depuis quelques semaines raconte des histoires de poule avec Marcia dans le Limousin.

l'achat du livre :
à la couverture très luxueuse, recouverte de tissu gaufré couleur or. Catherine Guigon, journaliste, s'appuyant sur une iconographie riche et souvent inédite (photographies d'époque, tableaux, affiches), y raconte l'histoire des reines de la Belle Epoque, depuis leur enfance jusqu'à leur mort.
Caroline Otéro

Cléo de Mérode
Mata Hari
et d'autres encore, aujourd'hui oubliées, ont fait chavirer les cœurs et tourner bien des têtes, de préférence couronnées. Belles, manipulatrices, vénales, cruelles au besoin, elles sont promptes à dilapider les fortunes que l'on dépose à leurs pieds... et à oublier leurs amants sitôt qu'ils sont ruinés. Dans Paris, la capitale des plaisirs, les "grandes horizontales" sont aussi des vedettes du music-hall naissant. Elles amusent, séduisent, font l'actualité et alimentent les potins des gazettes mondaines au point d'imposer leur style et leurs goûts en Europe et jusqu'en Amérique. Catherine Guigon les qualifie d'aventurières libres d'esprit qui ont la rage de vivre chevillée au corps, le sourire enjôleur et la dent dure ... à croquer des diamants !        (4ème de couverture)

A lire et à suivre ...

dimanche 5 janvier 2014

Résolutions de début d'année

Dans l'article sur les marronniers, j'ai omis les bonnes résolutions de début d'année!
Comme souvent, c'est Le Parisien qui m'informe.
Je sais que ce n'est pas une très bonne référence journalistique aux yeux de certain(e)s,
 mais je le survole au petit déjeuner, ainsi je suis au courant de tout et de rien !

Le Parisien du 1er janvier dresse la liste suivante :
Garder du temps pour soi
Faire du sport
Réduire sa consommation d'alcool
Perdre du poids
Arrêter de fumer
Etre plus organisé dans son travail
Dépenser moins
ce qui bien sûr, n'est pas destiné à tout un chacun, mais à celui qui a du travail et de l'argent à dépenser !

Dorénavant, je vais les collecter année après année, afin de voir l'évolution de ... nos mœurs, notre société ? Je vous rendrais compte de mes conclusions dans 10, 20, 30 ans ? Ouvrons les paris : cette liste sera-t-elle  identique à peu de choses près ?

Mais aujourd'hui je rajoute cette résolution : embellir sa taille 
Car "Chaque année qui passe apporte parfois aux femmes un léger embonpoint.Bien des femmes questionnent leur miroir avec inquiétude. Toutes voudraient y trouver le reflet de leurs formes parfaites et beaucoup d'entre elles sont déçues par cet examen ! Elles grossissent ! Parmi elles, quelques-unes se découragent et abandonnent la lutte ; mais nombreuses, heureusement, sont celles qui prennent alors la résolution de retrouver la netteté de leur ligne. Elles comprennent que le laisser-aller physique est un ennemi car il entraîne souvent 1'abandon moral.
Ayons donc un peu d'énergie. N'importe laquelle d'entre vous peut mincir sans pour cela porter atteinte à sa santé et sans diminuer une alimentation qui, à l'heure actuelle, ne peut guère être excessive.
Vous trouverez ici des exercices spéciaux pour la taille et mettant directement en action les muscles dont la nature vous a dotées pour former un corset à toute épreuve solide et résistant.
Par cette culture physique, il vous est possible non seulement de maigrir de la taille et des hanches, mais aussi de consolider si fortement vos muscles abdominaux que vous pourrez bientôt vous passer de tout autre soutien.
Faites de la gymnastique générale et des sports de grand air, tous ces exercices contribueront à seconder vos efforts, c'est-à-dire à vous rendre plus résistantes et plus optimistes ."                                                                                                                                                                   RlTA CHATIN.


Ces conseils, très basiques, font certainement leur preuve. Mais parle-t-on encore de "culture physique" aujourd'hui ? Et la formulation "Elles comprennent que le laisser-aller physique est un ennemi car il entraîne souvent 1'abandon moral." n'est-elle pas un peu désuète ?

Cet article est paru dans 
Cet aîné de la presse féminine hebdomadaire, paru sous ce nom de 1880 à 1955, demeure, grâce à son tirage d'un million d'exemplaires, le grand hebdomadaire féminin français (il dépassera parfois largement ce tirage). A la fois journal de mode et magazine complet, il présente un contenu extrêmement divers. Outre la mode, adaptée à tous âges et circonstances, le public aime la partie culturelle de reportages, documents et enquêtes, les deux romans, ainsi que les célèbres conseils pratiques de couture, cuisine, décoration, bricolage, santé, beauté, éducation, etc..       (http://www.petit-echo-de-la-mode.fr)

Il semblerait que les femmes aient toujours été préoccupées par leur image. Mais je vous avoue que je n'imaginais pas que cela pouvait être un sujet de préoccupation du 
quand l'alimentation ne peut guère être excessive, et pour cause ! Sans compter les autres tracas !
Il y a bien longtemps que je souhaitais vous faire part de mon étonnement, j'ai enfin trouvé un moment propice pour le faire !


Nous pouvons penser que les silhouettes des magazines de 1941 comme celles de 2014 sont idéalisées et ne renvoient pas forcément à la réalité, mais dans ces années-là la taille était très marquée :

J'aime beaucoup ce type de vêtements. Il ne me manque qu'un peu d'énergie pour, chaque jour :






I. A genoux sur le sol, fléchir le corps latéralement et porter la paume de la main au sol, pendant que l'autre est relevé jusqu'à la verticale. Remplacer un bras par l'autre. 20 fois.

 II. A genoux. Assise sur les talons. Arrondir les bras au-dessus de la tête.
Faire une rotation du buste vers la droite, puis vers la gauche, le plus loin possible. 20 fois

III. A genoux sur le sol, en appui sur un bras en avant du corps, pendant que l'autre bras s'élève latéralement jusqu'à la verticale. Remplacer un bras par l'autre. 20 fois.